Une aselle, c’est un petit crustacé gris qui ressemble à un cloporte et qui vit sous les pierres, dans les mares et les aquariums riches en débris organiques. Elle se nourrit exclusivement de matière morte (feuilles, restes de nourriture, cadavres), ce qui en fait un détritivore totalement inoffensif pour tes poissons et tes plantes.
Qu’est-ce qu’une aselle aquatique ?
L’aselle (Asellus aquaticus), aussi appelée cloporte d’eau, est un crustacé isopode d’eau douce présent dans toute l’Europe. Son corps aplati et gris-brun, ses sept paires de pattes et sa démarche au sol plutôt que nageuse la rendent facile à repérer une fois qu’on sait quoi chercher. Elle mesure entre 5 et 15 mm à l’âge adulte selon les régions, et vit un à deux ans.
Elle fuit la lumière et reste cachée le jour sous les pierres, les racines ou les feuilles mortes. C’est une espèce nocturne : elle sort la nuit pour se nourrir et se déplace rapidement dès qu’elle se sent découverte.

Quelle est la différence entre un gammare et une aselle ?
C’est la confusion la plus fréquente, et elle se règle en une observation : le gammare nage sur le côté, le corps recroquevillé, alors que l’aselle marche sur le fond, le corps aplati et bien à plat. Le gammare a aussi une silhouette plus fine et arquée, tandis que l’aselle évoque davantage un cloporte terrestre. Les deux sont détritivores et cohabitent souvent dans les mêmes milieux, mais leurs modes de déplacement suffisent à les distinguer d’un coup d’œil.

Aselle en aquarium : utile ou nuisible ?
Si tu en découvres dans ton bac, ce n’est pas un parasite. C’est un détritivore qui recycle en continu les feuilles mortes, le biofilm et les restes de nourriture, exactement le même rôle que le Planorbe ou le Physe dans un écosystème Walstad.
J’élève des aselles en extérieur depuis deux, trois ans maintenant, et je peux te dire une chose : je ne fais strictement rien pour les faire vivre. Mon bac d’élevage est posé sous ma haie, donc les feuilles mortes tombent directement dedans et nourrissent la population en continu, sans que j’aie besoin d’intervenir. Elles se reproduisent seules, été comme hiver, sans aucune intervention de ma part. Je vois des juvéniles en permanence, que je récupère pour nourrir mes poissons.

Mon bac d’élevage extérieur est recouvert de lentilles d’eau, qui filtrent la lumière et offrent une couverture idéale à la population d’aselles en dessous. J’ai aussi tendu un filet moustiquaire en été par-dessus : ça empêche les moustiques de venir pondre à la surface, sans gêner ni l’oxygénation ni la lumière qui passe.
Ce qui surprend la plupart des gens, c’est qu’on ne les voit presque jamais, même dans un bac sans le moindre poisson. Chez moi, il faut littéralement que je déplace un décor pour en apercevoir une.
Elles passent l’essentiel de leur temps cachées dans la végétation dense ou sous les racines. Si tu t’attends à observer une « colonie visible » comme avec des crevettes Red Cherry, tu seras déçu : leur discrétion fait justement partie de leur efficacité.
Le seul vrai point de vigilance en bac communautaire, c’est la prédation. La plupart des poissons chassent activement les aselles, surtout les juvéniles. En plantation très dense (mousse de Java, Ceratophyllum demersum, lentille d’eau), quelques adultes parviennent à survivre et à se reproduire discrètement.
Si tu n’as pas cette densité végétale, les aselles finissent simplement en garde-manger vivant pour tes poissons, ce qui n’est pas un mauvais calcul en soi si c’est ton objectif.
Comment élever des aselles en aquarium ?
Aucun élevage à proprement parler n’est nécessaire : c’est justement leur force. Une fois installées dans un bac ou un bassin avec un peu de matière organique en décomposition (feuilles de chêne ou de catappa, bois), elles s’auto-régulent.
Quelques paramètres favorisent tout de même une reproduction active toute l’année plutôt que saisonnière : une température stable autour de 15 à 18°C limite la période de pause reproductive (la diapause) que subissent les populations soumises à de forts écarts saisonniers.

Une bonne nutrition (matière organique disponible en quantité suffisante) raccourcit aussi l’intervalle entre deux reproductions, qui tourne autour de trois semaines dans de bonnes conditions.
La femelle porte ses œufs dans une poche incubatrice ventrale pendant environ un mois avant l’éclosion des juvéniles, qui sortent par petits groupes et ressemblent déjà à des adultes miniatures.
Cette logique de recyclage permanent de matière organique, c’est exactement le même principe que j’utilise avec mon lombricomposteur en seau pour produire de la nourriture vivante : on laisse un détritivore travailler seul, sans intervention.
Où trouver des aselles pour son aquarium ?
Deux options. La première, gratuite : elles sont très communes dans les mares, étangs et cours d’eau lents partout en France, sous les pierres ou dans les zones de feuilles mortes accumulées. La deuxième : plusieurs éleveurs spécialisés en proposent en ligne, conditionnées vivantes.
Si tu prélèves toi-même dans la nature, vérifie que l’espèce est bien locale à ton secteur avant de la réintroduire ailleurs.
Aselle et Betta, crevettes, poissons : quelle cohabitation ?
L’aselle cohabite sans souci avec les escargots, les crevettes Red Cherry adultes et la plupart des poissons non prédateurs. Le risque ne vient jamais d’elle : c’est elle qui risque de se faire manger, pas l’inverse. Avec un Combattant ou tout poisson insectivore, la population reste discrète et sert en réalité de complément alimentaire naturel plutôt que de colonie visible.
Si tu as un doute sur une association précise avec tes propres poissons, le plus simple est de vérifier directement avec mon comparateur de compatibilité, qui croise les paramètres biologiques en quelques secondes.
FAQ : Vos questions fréquentes
Quels sont les cloportes d'eau douce ?
Les aselles risquent-elles d'envahir mon aquarium ?
Peut-on nourrir les aselles avec de la nourriture pour poissons ?
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